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Le LAMIH UMR CNRS 8201 participe à une découverte archéologique majeure

Le LAMIH UMR CNRS 8201 participe à une découverte archéologique majeure > La revue Nature rend compte de cette importante découverte Maxence Bigerelle, Raphael Deltombe et Julie Marteau ont participé avec le Museum d’Histoire Naturelle à une découverte archéologique majeure montrant que l’homme était présent dans les îles dès 700 000 ans. La revue Nature (Earliest known hominin activity in The Philippines by 709 thousand years ago, Nature, 2018) rend compte de cette importante découverte qui amène à réviser nos connaissances sur l’histoire du peuplement et de la paléobiogéographie de l’Asie du Sud-est insulaire. Le site de fouilles est situé dans la région de Kalinga, au centre de l'Ile de Luzon, dans le nord des Philippines. Les restes ont été mis au jour par une équipe internationale à laquelle participe le Français Thomas Ingicco, paléoanthropologue au Musée national d’histoire naturelle de Paris, et l'Australien Gerrit van den Bergh, de l'Université de Wollongong. 

Les fouilles sur le site de Kalinga ont permis de mettre au jour 57 outils de pierre et plus de 400 ossements de différents animaux, comme le varan, le lézard, le cerf des Philippines, les tortues boîtes et les stégodons (un animal aujourd'hui disparu de la même famille que les éléphants et les mammouths). La découverte la plus importante est constituée des ossements d'un rhinocéros antique qui représentent près de 75% du squelette complet de l'animal ! Treize de ces ossements présentent des marques et des stries significatives d'une activité de boucherie avec des outils de pierre, ou la volonté de casser les os longs (un humérus dans le cas présent) pour en extraire la moelle. L’apport de du département Mécanique du LAMIH UMR CNRS 8201 a consisté à participer à l’identification de ces marques de boucherie par analyse de la topographie de surface.

Cette datation de plus de 700 000 ans est la plus ancienne reconnue à ce jour montrant l’utilisation par l’homme d’outils de découpe pour se nourrir.

L’Université Polytechnique Hauts de France et le Museum National d’Histoire Naturelle souhaitent généraliser cette démarche d’Analyse Morphologique des Surfaces Préhistoriques (Projet MorphoPaleo) en finançant une  thèse multidisciplinaire Museum/Polytechnium.