Appel à communications

Thématiques principales

  1. Chute grave de la personne âgée
    La chute grave est celle qui a des conséquences graves pour le patient. Les conséquences graves sont de nature diverses : traumatiques, liées au maintien prolongé au sol, psychologiques et psychomotrices tels que le syndrome post-chute, le syndrome de dysfonctionnement sous-corticofrontal ou la peur de chuter. Ces conséquences peuvent être à l'origine d'une perte d'autonomie et d'une entrée en institution. La prévention de la chute grave ne passe pas seulement par la prévention de la chute. Nous pouvons, indépendamment de la chute, agir pour prévenir les conséquences : diagnostic et traitement de l'ostéoporose, apprentissage du relever du sol, acquisition d'une téléalarme...
     

  2. Chute de la personne âgée et psychologie
    Beaucoup de personnes âgées ont peur de tomber, ou de tomber à nouveau quand elles ont déjà chuté. Cette peur peut conduire à la restriction d'activité et favoriser la perte d'autonomie. La peur de chuter et le sentiment d'efficacité personnelle à éviter de chuter et à maintenir l'équilibre sont des construits plurifactoriels impliquant l'expérience des chutes, des facteurs sociodémographiques, physiques, cognitifs, comportementaux et psychologiques.
     

  3. Chute de la personne âgée et cognition
    La marche a longtemps été considérée comme une activité « automatique ». De nombreux travaux permettent aujourd'hui d'affirmer que marche et cognition sont en interrelation étroite. Les maladies de la mémoire sont des facteurs de risque de chutes, de chutes traumatisantes et de mortalité liée aux chutes. Bien avant le stade de démence, l'altération de certaines fonctions cognitives comme l'attention ou les fonctions exécutives est associée à une diminution de la vitesse de marche et à une instabilité de la marche lors des épreuves de simple et de double tâche qui sont prédictifs du risque de chute chez la personne âgée. A l'inverse, ces perturbations de la marche (vitesse de marche, variabilité du pas) seraient un reflet d'une dysfonction cognitive et pourraient prédire la survenue d'une maladie de la mémoire.
     

  4. Chute de la personne âgée et médicaments
    Les sujets âgés sont dans leur grande majorité polymédiqués. De nombreux médicaments sont associés à un risque accru de chute, en premier lieu les psychotropes et/ou de chutes graves, par exemple les anticoagulants. Cependant le lien entre médicaments et chutes est plus complexe qu'il n'y parait car les médicaments sont prescrits pour des pathologies ou troubles qui par eux-mêmes augmentent le risque de chute, par exemple les troubles du sommeil, la douleur ou la dépression.
     

La chute de la personne âgée relevant d'une problématique multifactorielle, les thématiques cibles pourront être abordées au travers de contributions issues d'un large spectre disciplinaire (psychologie cognitive, analyse du mouvement, biomécanique, réalité virtuelle, intelligence artificielle…).

Les communications proposées viseront les thématiques cibles en priorité. Les auteurs désireux de proposer un article relatif à la chute de la personne âgée hors thématique cible sont néanmoins invités à le faire.

Dates importantes

Ouverture des soumissions : 30/04/2020
Clôture des soumissions : 05/07//2020
Réponse du comité de sélection : après le 15/07/2020
Colloque : 25/05/2021