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Un observatoire des extrémismes et des signes émergents ?

Nous assistons de nos jours à un enchainement rapide de tensions sociales et de mini-crises. Les conflits se multiplient. Certains, comme celui des Gilets jaunes, sont de nature inédite. Les grèves, les manifestations, les blocages, les
émeutes constituent notre lot quotidien.

Comment penser un tel accroissement ?

Dans le même temps, les courants extrémistes connaissent un regain d'influence. Nous ne pouvons pas détourner le regard face à la montée internationale des "populismes". Elle va de pair avec la radicalisation des discours politiques.
Nous vivons une forme d'extrémisation des sociétés, qui remet en question nos valeurs démocratiques.
Dans un tel contexte, il devient urgent de donner sens à ce chaos et d'essayer de l'éclairer, à la lumière des sciences humaines et notamment de l'Histoire.
Adossé au fonds d'archives que j'ai créé, accueillant sans cesse de nouveaux dons, doté d'un Conseil scientifique international, étendant par la même son champ d'études à tous les pays, l'Observatoire des extrémismes et des signes émergents (OESE) se donne pour objectif d'étudier les phénomènes de marge sous différents aspects : politique, philosophique, historique, sociologique. Nous n'occultons pas la dimension culturelle. Il apparait que les mouvements minoritaires sont bien souvent les incubateurs involontaires d'idées nouvelles qui se répandent par la suite dans la société en se diluant. C'est pourquoi nous souhaitons, entre autres, mettre en lumière ces "signaux faibles" émis depuis les marges, que nous désignons comme des "signes émergents".

 Concrètement, l'OESE s'assigne trois missions :

  1. Mettre en place au quotidien une veille sur les mouvements extrémistes. Nous publierons régulièrement des notes adressées aux journalistes et aux pouvoirs publics.
  2. Organiser chaque année un colloque sur un sujet lié aux phénomènes qui nous intéressent.
  3. Recueillir et gérer de nouveaux fonds d'archives donnés par des chercheurs ou des militants.

Le 1er colloque aura lieu le 13 et 14 janvier 2022 en distanciel et aura pour thème : "De quoi les Gilets jaunes sont-ils le signe émergent ?"

13 > 14 Janvier 2021

Organisé par :Christophe Bourseiller, Frédéric Attal, Thomas Martel, Sébastien Repaire

> LABORATOIRE DE RECHERCHE SOCIÉTÉS ET HUMANITÉS (LARSH)
> OBSERVATOIRE DES EXTRÉMISMES ET DES SIGNES ÉMERGENTS (OESE)

Evénement en distanciel : https://bbb.uphf.fr/b/seb-rd8-wma-4py

Contact : nabila.daifi [at] uphf.fr

Le 1er colloque aura lieu le 13 et 14 janvier 2022 en distanciel et aura pour thème : "De quoi les Gilets jeunes sont-ils le signe émergent ?"

 

 De quoi parlons-nous précisément quand il s’agit des Gilets jaunes ? D’un mouvement social qui se traduit par un signe vestimentaire distinctif, et démarre en octobre 2018 pour s’achever en juin 2019. Le phénomène perdure par la suite à l’état résiduel, jusqu’à ce jour.Il faut rappeler que les Gilets jaunes sont initialement un mouvement d'usagers de la route mécontents. Le gilet jaune est un équipement imposé par le gouvernement pour la sécurité routière. Lire la suite

Programme

L'OESE s'est doté d'un Conseil scientifique :

  •  Uwe Backes, professeur de science politique à l’Université technique de Dresde, directeur adjoint du Hannah Arendt Institut für Totalitarismusforschung

  •  Olivier Dard, professeur d’histoire contemporaine à Sorbonne Université, membre du laboratoire SIRICE (UMR 8138)

  •  Vittorio Frigerio, professeur émérite de littérature française à Dalhousie University, Canada

  •  Thomas Hochmann, professeur de droit public à l’Université Paris Nanterre, membre junior de l’Institut universitaire de France

  •  Gerd-Rainer Horn, professeur d’histoire contemporaine à l’Institut d’études politiques de Paris

  •  Valérie Igounet, docteure en histoire contemporaine, chercheuse invitée à l’Institut d’histoire du temps présent

  •  Marc Lazar, professeur d’histoire et de sociologie politique à l’Institut d’études politiques de Paris, directeur du Centre d’histoire de Sciences Po

  • Nicolas Lebourg, chercheur associé en histoire contemporaine au laboratoire CEPEL de l’Université de Montpellier (UMR 5112)

  • Marie-Anne Matard-Bonucci, professeure d'histoire contemporaine à l'Université Paris 8, membre de l'Institut universitaire de France

  • Pascal Ory, membre de l’Académie française, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne

  • Guido Panvini, chercheur en histoire contemporaine à l’Université de Bologne

  • Gilles Richard, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Rennes 2, président de la Société française d’histoire politique