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Les métaux de la transition énergétique face à la transformation verte : hétérogénéité, asymétries et dépendances non linéaires

Séance 1 du séminaire sur les modèles et méthodes de recherche en sciences économiques

  • Le 29/09/2026

  • 17:00 - 18:30
  • Campus des Tertiales
    Salle 301

Intervenant :
Imen Omri, Docteure en sciences de gestion, Université de Carthage (Tunisie)

Résumé

Cette étude examine la manière dont les métaux de la transition énergétique (l’argent, le platine, le palladium et l’aluminium) réagissent aux différentes dimensions de l’écosystème de la transformation verte. Plus précisément, elle analyse l’influence de l’incertitude liée aux politiques climatiques, de l’orientation ESG des marchés et de la dynamique des marchés de l’énergie propre sur les rendements et la volatilité de ces métaux.

Pour tenir compte de la diversité des mécanismes de transmission, l’étude mobilise une approche économétrique complémentaire fondée sur les modèles AR-X-GARCH (1,1), EGARCH-X  (1,1)) et la régression Quantile-on-Quantile (QQR). Ces méthodes permettent respectivement d’identifier les effets conditionnels sur les rendements, de caractériser la dynamique et l’asymétrie de la volatilité, et d’examiner les dépendances non linéaires et hétérogènes à travers différents régimes de marché.

Les résultats mettent en évidence des réponses fortement hétérogènes et dépendantes des régimes selon les métaux considérés. Les modèles AR-X-GARCH et EGARCH-X révèlent une forte persistance de la volatilité ainsi que des dynamiques asymétriques, tandis que l’incertitude liée aux politiques climatiques exerce principalement une influence sur les rendements plutôt que sur la volatilité conditionnelle. L’analyse QQR met en outre en évidence des effets non linéaires et variables selon les quantiles : les réactions les plus prononcées apparaissent généralement lorsque l’incertitude climatique est faible à modérée et lorsque les conditions sur les marchés de l’énergie propre se situent dans des régimes intermédiaires.

Dans l’ensemble, ces résultats montrent que les métaux de le transition énergétique ne réagissent pas de manière uniforme aux forces de la transformation verte. Ils mettent en évidence des canaux de transmission non linéaires, asymétriques et spécifiques à chaque métal, soulignant l’importance d’une approche différenciée dans l’évaluation de leur rôle au sein de la transition énergétique. Ces résultats offrent ainsi des implications importantes pour la diversification des portefeuilles, la gestion des risques liés aux matières premières et la conception de stratégies d’investissement et de politiques climatiques adaptées aux différentes phases de la transition verte.