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Séminaire - Coup de projecteur

L'écologie universelle comme modèle systémique post-matérialiste

Ce travail propose un modèle relationnel appelé « écologie un-i-vers-elle », qui étend la vision écologique à toute la phénoménalité des réalités relatives, c’est-à-dire à tout ce qui prend forme et sens dans une relation au monde : règnes connus ou encore inconnus, formes biologiques, psychiques, symboliques, cosmiques ou technologiques.

Inspiré de la pensée complexe (Morin), du constructivisme (Lemoigne), des approches énactives (Varela), de la biologie des comportements (Laborit), de la pensée non-duelle (Prajnanpad) et de l’anthropologie de l’imaginaire (Durand), ce modèle systémique considère que nos réalités humaines émergent de dynamiques de relation, d’interprétation et de symbolisation traversées par une non-clôture irréductible.   

Son architecture articule trois dimensions :

- l’écologie du rêve (formes d’apparition du monde),
- l’écologie du réel (principe de non-clôture empêchant les systèmes de se prendre pour des totalités absolues).
- l’écologie du sens (circulation des significations),

Le modèle cherche ainsi à explorer comment les individus et les sociétés produisent du sens, se rigidifient souvent en hyperréalités, ou au contraire maintiennent des dynamiques ouvertes de régulation et de relation.  L’éco-conscience y désigne une capacité d’orientation : maintenir la justesse du rapport vivant entre les formes sans les laisser se refermer sur elles-mêmes.

L’enjeu est d’esquisser une grammaire relationnelle du vivant permettant de mieux penser le dépassement des dynamiques contemporaines de fragmentation, de rigidification et de perte de sens.

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