Atelier doctoral - Le comparatisme religieux, Grèce et Rome (aller-retour)
Naples, 23-26 mars 2026
Présentation de l'atelier
Le comparatisme religieux apparaît parfois comme un domaine réservé aux historiens aguerris, alors qu’il peut parfaitement susciter les réflexions de jeunes chercheurs. Il s’agit d’aider ces derniers à saisir le profit que l’on peut tirer d’analyses comparatistes prudemment conduites. Par son volet matériel et archéologique, cet atelier aura également pour vertu de faire comprendre que le comparatisme n’est pas qu’une affaire de textes. Les objets et les sites de Campanie rendent compte, eux aussi, de processus de croisements permanents et d’interférences entre les mondes grec, romain, osque et étrusque.
La démarche comparatiste en elle-même n’est pas nouvelle. Elle est née au XIXe siècle des avancées de la linguistique et des travaux portant en particulier sur l’indo-européen, qui ont suggéré d’inlassables questionnements : les points de similitude entre diverses langues reflétaient-ils des organisations sociales et religieuses comparables au sein d’un même espace linguistique, aussi vaste soit-il ? Parce que les textes les plus anciens sont souvent d’essence religieuse ou ménagent une grande place aux dieux (le Rig Veda, les épopées homériques), ils ont encouragé à s’intéresser aux correspondances et affinités existant, d’une société l’autre, dans le registre des mythologies et des rites.
L’un de ses premiers praticiens, l’indianiste Max Müller (1823-1900) disait que « connaître une seule religion, c’est n’en connaître aucune ». L’étude du religieux est presqu’intrinsèquement comparatiste, au moins dans une équation à deux variables : tout comme il est difficile de comprendre le christianisme sans retours constants vers le judaïsme ancien, de même les cultes romains empruntent et refondent beaucoup d’éléments présents ailleurs (mondes grec et étrusque, peuples italiques).
Cet atelier doctoral sera limité à 8 participants, mastérants et doctorants, aussi bien hellénistes que romanistes, souhaitant s’initier à la démarche comparatiste. Des enquêtes seront conduites au Musée Archéologique de Naples, à Pompéi, Paestum et Cumes. Les jeunes chercheurs seront amenés à présenter leurs recherches en cours, en lien avec certains vestiges archéologiques ou certains objets observés sur le terrain.
L’hébergement des étudiants sera assuré à la Foresteria du Centre Jean Bérard à Naples (Vico S. Maria ad Agnone, 1, Napoli). Les repas seront également pris en charge. Seuls les frais de transports seront à la charge des étudiants, qui peuvent demander le soutien de leurs écoles doctorales respectives.