Colloque Humanités Numériques IV de mars 2026
Retour sur le colloque international Humanités Numériques IV
L’IA et le dess(e)in du corps - (17-18 mars 2026, UPHF, Valenciennes)
Un dialogue entre corps, technologie et création
Organisé par Amos Fergombé et Nikoleta Kerinska dans le cadre du projet IaSKENE, ce colloque réunissant des artistes et chercheurs de Belgique, Etats-Unis, Suisse, Chine et France, a exploré comment l’intelligence artificielle (IA) redéfinit la représentation et la perception du corps, notamment dans les arts de la scène, les performances et les environnements numériques. L’affiche, mêlant corps translucide, équations et réalité virtuelle, résumait cette hybridation entre humain et technologie, thème central des échanges.
Les interventions ont montré que l’IA ne se contente pas d’imiter le corps : elle le reconfigure, le simule, et en fait un objet de création et de questionnement. Parmi les idées forces :
- La scène réinventée : Des projets comme La Kellynoïde (C. Plessiet & K. Mézino) ou les performances en VR (Rôles de danse) illustrent comment l’IA devient un partenaire créatif, brouillant les frontières entre acteur humain et agent artificiel (X. Lambert, S. Coulibaly).
- L’éthique en question : Les débats ont porté sur les risques (Roger F. Malina) de déshumanisation, mais aussi sur les opportunités de réinventer la corporéité (B. Andrieu, A. Ait El Cadi, Chu-Yin Chen,). L’IA interroge notre rapport à la vie, à la mort, et à l’identité.
- De nouvelles dramaturgies : Les algorithmes permettent des écritures scéniques inédites (A. Helbo, L. Bazin, Jean-Baptiste Richard, A. Masoura, X. Boissarie, C. Hoffmann, D. Zea), où le corps devient un support malléable, entre matière vivante et artefact numérique.
Colloque Humanités Numériques IV de mars 2026
Perspectives : vers une coévolution humain-machine
Le colloque a souligné la nécessité de cadrer éthiquement ces innovations, tout en encourageant l’expérimentation artistique. L’IA n’est pas une menace pour le corps, mais un outil de transformation, invitant à repenser notre anthropologie et nos pratiques culturelles.
En bref : Un événement qui a montré que le corps, à l’ère de l’IA, n’est plus une limite, mais un champ des possibles.