D. Callens, VP déléguée à la réussite et à la vie étudiante, et A. Bruhier, chargé de l'animation des campus
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Avec Happi, la vie étudiante donne le La de l'année du Japon

Dans le cadre de l’Année du Japon, lancée conjointement avec Toyota Motor Manufacturing France, l’Université Polytechnique Hauts-de-France inaugure son premier carnaval étudiant sur le campus du Mont Houy. Baptisé Happi, en référence aux matsuri japonais, cet événement festif et culturel marque une nouvelle étape dans la dynamique de vie étudiante portée par l’établissement.

Interview croisée

Pour éclairer la portée de cette initiative, Dorothée Callens, vice-présidente chargée de la réussite étudiante et de la vie étudiante et Alexandre Bruhier, chargé de l’animation des campus,  échangent sur les ambitions de ce rendez-vous inédit.

Et pour découvrir la programmation de cette première édition ou réserver une place au concert de clôture, rendez-vous sur la page dédiée de l'agenda.

Pourquoi l’université a-t-elle souhaité organiser un carnaval étudiant dans le cadre de l’Année du Japon ?

Dorothée Callens, vice-présidente réussite étudiante et vie étudiante :
Le carnaval Happi s’inscrit dans notre volonté de faire de l’université un lieu de vie, d’échanges, d’épanouissement et d’ouverture culturelle. En tant que premier grand rendez-vous du printemps dans l’Année du Japon, il permet d’introduire cette programmation thématique par un moment fédérateur, accessible à toute la communauté universitaire.

C’est aussi une manière de valoriser l’engagement de nos étudiants et de leur offrir un espace d’expression et de créativité. À travers cet événement, nous cherchons à créer un moment collectif qui favorise les rencontres entre étudiants, personnels et partenaires du territoire, tout en célébrant la richesse des cultures présentes à l’université.

En quoi cet événement reflète-t-il l’identité et la stratégie de l’UPHF ?

Alexandre Bruhier, chargé de l’animation des campus :
L’UPHF est une université ouverte, inclusive et profondément ancrée dans son territoire. Notre communauté compte plus d’une centaine de nationalités, et cette diversité constitue une richesse que nous souhaitons valoriser pleinement.

Le carnaval Happi reflète aussi la diversité de parcours de nos étudiants et la vitalité associative de notre établissement : plus d’une vingtaine d’associations étudiantes y contribuent activement, aux côtés de la Fédération des étudiants de Valenciennes et de l’association Entraide Étudiants Étrangers (3E).

Il s’agit également d’un événement fédérateur pour nos différents sites : des étudiantes et étudiants des campus de Cambrai et Maubeuge rejoignent Valenciennes pour l’occasion. Cette dimension inter-campus renforce le sentiment d’appartenance à une même communauté universitaire.

Le partenariat avec Toyota occupe une place importante dans cette année thématique. Comment se traduit-il dans le carnaval ?

Dorothée Callens :
L’Année du Japon s’inscrit dans un partenariat historique avec Toyota Motor Manufacturing France, acteur industriel majeur du territoire. Ce partenariat repose depuis plus de vingt ans sur des collaborations en matière de formation, de recherche et d’innovation.

Le carnaval Happi illustre concrètement cette relation. Le défilé sera notamment ouvert par une Yaris Cross hybride, symbole de l’innovation technologique et des mobilités de demain. Toyota proposera également un espace immersif au sein du village du carnaval, avec des animations et des expériences en réalité virtuelle. Ce sera le plus gros stand du village avec près de 100 m2 d’animations.

Au-delà de l’aspect festif, cette présence rappelle l’importance du dialogue entre université et monde industriel, qui contribue à la dynamique économique et scientifique de notre territoire.

Affiche du Carnaval Happi

Concrètement, comment se déroulera cette première édition ?

Alexandre Bruhier :
La journée sera rythmée par plusieurs temps forts. Le Grand Défilé, ouvert à toute la communauté universitaire, lancera les festivités. Depuis l’Agoraé un cortège étudiant haut en couleur animé par une fanfare et des percussions commencera sa déambulation. Le cortège du personnel emmené par l’Amicale du personnel démarrera lui de l’Intermède. Les cortèges se rejoindront au niveau du restaurant universitaire 2 et défileront sur le campus ensemble, jusqu’à l’arrivée sur le village.

Ensuite, un village culturel et multiculturel prendra vie autour d’animations scéniques, d’ateliers participatifs et d’espaces thématiques permettant de voyager symboliquement entre les continents. L’un des points centraux sera le Village Japon, avec des ateliers d’origami, des jeux traditionnels ou encore des animations inspirées de la culture japonaise.

La journée se clôturera par un concert exceptionnel du groupe Makoto San à l’Intermède, une invitation musicale à découvrir les sonorités contemporaines inspirées de l’Asie. Ce concert est par ailleurs ouvert au public.

Quelle place occupe cet événement dans la politique de vie étudiante de l’université ?

Dorothée Callens :
La vie étudiante est aujourd’hui un axe stratégique de notre politique universitaire. Nous sommes convaincus que la réussite des étudiants ne dépend pas uniquement de la qualité des enseignements, mais aussi de leur bien-être, de leur engagement et de la qualité de l’expérience qu’ils vivent sur le campus. C’est dans cette perspective que nous structurons notre action autour d’un Schéma directeur de la vie étudiante, qui aborde des enjeux essentiels tels que la santé, le sport, la culture, l’inclusion ou encore l’engagement associatif.

Le carnaval Happi s’inscrit pleinement dans cette dynamique : il crée un moment collectif et convivial avant la période d’examens, favorisant les rencontres et les échanges entre étudiants, personnels et partenaires. C’est également une occasion de valoriser la vitalité de notre vie associative et la diversité culturelle de notre communauté.

Les étudiants semblent particulièrement impliqués dans l’organisation. Est-ce un choix volontaire ?

Alexandre Bruhier :
Absolument. À l’UPHF, nous avons la conviction que les étudiants doivent être acteurs de la vie universitaire. Ils sont associés aux décisions dans de nombreux conseils et participent activement à la conception des projets.

Le carnaval Happi est emblématique de cette démarche. Les associations étudiantes en sont les moteurs, et l’université joue un rôle d’accompagnement et de structuration. Cette co-construction permet de faire émerger des initiatives ambitieuses tout en renforçant l’engagement et la responsabilité des étudiants.

Peut-on imaginer que ce carnaval devienne un rendez-vous durable de la vie universitaire ?

C’est en effet notre ambition. Cette première édition est une étape importante et nous espérons qu’elle marquera le début d’un rendez-vous appelé à s’inscrire durablement dans la vie de l’université. L’idée est que ce carnaval devienne, au fil des années, un moment attendu par les étudiants, les personnels et plus largement par toute la communauté universitaire.

Nous souhaitons aussi qu’il puisse évoluer et grandir, en s’ouvrant progressivement encore davantage au territoire et à nos partenaires.