HUMANITÉS NUMÉRIQUES : Intelligence artificielle et création artistique et littéraire

Humanités numériques II

Intelligence artificielle & créations artistiques et littéraires

Jeudi 24 et vendredi 25 novembre 2022

9h > 18h

Organisé par le département DeScripto du LARSH

Le colloque Humanités Numériques II - Intelligence artificielle et créations artistiques et littéraires organisé les 24 et 25 novembre 2022 par le département DeScripto - Praxis des écritures et des imaginaires du Laboratoire de Recherche Sociétés et Humanités sera consacré aux dispositifs intelligents, à l’usage de l’intelligence artificielle par des artistes et dans les œuvres littéraires et artistiques à travers des machines anthropomorphes.

On s’intéressera aux pratiques de création, au processus de création des œuvres instaurés à partir de l’intelligence artificielle, aux enjeux éthiques et sociétaux, à la propriété intellectuelle et au concept de créativité.

Comment les algorithmes et l’apprentissage des machines peuvent prendre le relai de l’intuition et de la démarche créatrice ? Quelles perspectives pour les gestes dans l’art, le style, mais aussi les formes du sensible et la sensorialité face à une œuvre dotée d’une intelligence artificielle ? Comment saisir l’impact culturel de l’IA et réfléchir sur l’univers sensible des langages artificiels qu’elle engage.

Comment le programme informatique, porteur d’une logique formelle, a ouvert la voie à des simulations et à des simulacres de la réalité mais aussi à la réalisation d’œuvres déployées dans le métavers et issues de la blockchain, certificat d’authenticité et du code informatique des NFT, le « non fongible token » ( jetons non fongibles) qui se sont imposés dans le marché de l’art. Une telle mutation de l’art invite également à s’interroger sur les enjeux économiques et politiques des cryptomonnaies/crypto-arts utilisées pour déterminer la valeur de l’art dans les métavers, la dimension lucrative et spéculative, des contrefaçons des œuvres.

On pourra s’intéresser à la traçabilité et à l’authenticité des œuvres du fait même de leur « reproductibilité » (Walter Benjamin) infinie. Leur plus grande diffusion souvent instantanée rend la notion de propriété intellectuelle et morale plus obsolète sauf à disposer des moyens juridiques pour tracer l’authenticité et défendre ses droits. Comment la profusion s’est substituée à la diffusion ?

Une telle approche peut aussi être envisagée en convoquant des mouvements artistiques ayant posé des jalons d’une exploration quasi machinique.

Le colloque est envisagé dans une perspective transdisciplinaire, afin de croiser des approches, issues des sciences humaines avec celles de l’informatique. Il accueillera des chercheurs de ces disciplines mais aussi des artistes et des créateurs.